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.. schizophréniforme ..#

.. ainsi soit-il je n'irai pas au paraDis..
.. sur une conDuite trépignante de Péchés trempés de caféine, d'abus de chaire chauffée de cendres.. de sexe et d'orgies livrées dans un livre ouvert étalé sur l'autel de vierges effarouchées me donnant tant de Plaisir, en secret, j'ai brûlé et craché.. livrant bataille en étouFfant mes semblables, délivrant les néFastes, violant ces femmes adultères. Je livre ces pages noircies à la vue d'un monde égoïste, croyant, plein de vitalité perdue à souhait dans ce gouffre sans fonD.. J'aime cette valse piquante d'adrénaline.. me salissant les mains de ces cierges, humant l'oDeur de la cire, léchant les larmes perlées sur les seins de ces saintes posées non loin de lui, je me délecte de certains écHos rapatriés de sanctuaires avides de bestialité. A l'essence même de l'encens se consummant, brûlant l'air avec paresse pour qui pour quoi pour toi.. me suis résigné perdant ainsi tous mes sens.. lavant de cette eau détrempée de larmes et de pardons cette enveloppe secrète me servant de cachette. Sur la cime de mon crâne, suintent ces mensonges tourmentés de tourbillons naissant d'endroits où l'histoire prend fin donnant une autre forme ailleurs. Volcan en érection faisant éruption muni d'un chapeau.. un être de chair et de sang sculpté à l'ombre d'un pêcher mixé de plaisir extrême et de jouissance jouissive en sort couvert d'un début de vie lui, qui va juger à son tour d'autres fécondations. Souhaitant ne pas ressembler à ces naufragés aYant ofFensés.. qu'il en soit ainsi.. je n'irai pas au ParaDis déguiser mes envies gavant leur idéologie.. .. saints assoiffés de miséricorde, collés à mon juste corps comme des Pantins riants aux éclats me tenant la main. L'acier de mon arme flinguera ceux-çi sans regret ni prière.. détournant mon regard j'avance vers ce que je crois être.. comme avant il me semble.. je m'élève vers eux.. mes cieux, mon toit, mon abri de fortune où personne ne saura un jour s'il a réellement existé.. schizophréniforme je suis. (touag)
 Posté le 16/02/10 à 20:15
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Lettre pour......"personne"...

Ecrire pour se voir...ecrire pour s'entendre...ecrire pour soi...pour comprendre...
Ecrire pour dire...pour s'ecrier...pour s'épancher...pour échanger...
...Laisse moi te dire...laisse moi écrire...
J'aime le rire des enfants...de ces enfants...passés présents et à venir...
J'aime parler...entendre...voir...me souvenir...et espérer...
j'aime écouter...verser des larmes... et consoler...
J'aime échanger les sourires...les souvenirs...dans le partage de chaque soupir...
J'aime les caresses...les doux baisers...les belles pensées...
J'aime...Simplement...J'aime...
J'aime me suffire à Etre...
Etre pour aimer...et Etre pour Etre aimée...
J'aime le parfum des mots...
J'aime le parfum de ces mots...
Je les dépose ici...comme j'aurai glissé une fleur entre les feuilles d'un carnet...entre les pages d'un livre...
Je te confie ici...a toi..."personne"...le souvenir d'une pensée...une partie de moi...de mon âme...de mon Etre...
Et... si on devait lire ces mots comme on effeuille une fleur...cherchant passablement... à faire passer le temps... dépouillant sans égards...sans regards...chacun de ces petits pétales de vie...Qu'importe... oui...qu'importe...l'essentiel étant simplement d'avoir pu Etre... ici...un instant...

.. un must de p'ti bout de femme si elle me le permet.. tendres pensées amicales à elle.. merci (touag)
 Posté le 13/02/10 à 11:51
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EnTre QuaTre MurS...

Toi, le sans limites,
Te voilà réduit dans ta vie,
A quatre murs qui s’effritent
Et quatre barreaux gris.
Des serrures qui claquent,
Des mouettes qui crient,
Sur la grille, une plaque : Accès interdit.
Un soleil à rayures
Sur un lit dont le matelas n'est plus,
Dans ton cœur, une écorchure
Qui ne se fermera plus.
Ta seule clef pour l’évasion,
Ton esprit qui part en voyage,
Paradoxale intrusion
Dans la froideur, un mirage
Plane au-dessus de la prison.
Des kilomètres de plages
Bien au-delà de l’horizon.
Et se résume ton espoir
Au pardon de ta mère
Durant la trêve du parloir,
Quelques échanges ordinaires.
Tu re-franchis les couloirs
Pour pleurer dans ta cellule,
Elle repart le cœur noir
Qu’un sourire amer dissimule...

..post pensé et écrit par la Plume d'une femme.. merci (touag)
 Posté le 12/02/10 à 16:16
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.. ZaBoliCuS ..#
.. en bordure de trottoirs mêlés de dépôts de toutes nature, de grands quartiers vides.. de chaleur.. remplis quelque fois de haine aux coins sombres non loin d'une école primaire.. structurée, revue.. aux soins entièrement laissés à Algéco.. un concepteur ayant fait fortune sur le dos des autres. Ceci n'est pas un post pour raconter une énième fois les misères des autres.. ou les miennes.. non.. juste peut-être envie d'écrire une bribe de ma vie.. recracher des passages jamais digérés puis, qu'importe, c'est mon coin, ma zone de délation.. on zappe quand ca plaît pas. En plus d'être gamin, bien souvent tu devais affronter les grands frères, ceux qui te coursaient une lame dans les mains.. ne sachant pas eux-mêmes le pourquoi du comment.. juste un 'Youpi' de joie s'extirpant de ta poitrine juvénile quand t'étais pas chopé. Mais c'était compté sur une timide trêve, une halte de quelques heures. J'ai connu de grands territoires de quelques mètres carrés occupés par d'ex taulards de la maison d'arrêt 'les Baumettes'. Sans prétendre y avoir été, j'ai vu ce quartier isolé aux portes de l'enfer chauffé à blanc sur des cailloux où quelques tiges de thym y poussent encore. Les ex, se tenaient tranquilles ne faisant chier personne et pour cause, ils écoulaient leur came à l'écart des Zones pas très claires les soirs de pleine LuNe.

Des fois, ces mêmes 'caïds' comme ils aimaient se faire appeler, vantaient leur épopée de braquages et autres détournements de fonds. Moi, j'aurais dit plutôt trou du cul car ca collait bien à ce genre de crapauds qui n'hésitaient pas entre autre de détrousser les vieilles des quartiers en déformant leur chignon. Ces soit disant caïds, détalaient assez vite en nous croisant et nous bousculant, jetant par çi par là des sachets. On comprenait pas pourquoi au début et ce n'est qu'à plusieurss reprises que l'on a saisi la 'chose'.. en apercevant les grises mines défigurées des caïds endimanchées, du stYle le bon Dieu c'est travesti ou homologué gay, c'est que les flics débarquaient. Les condés, eux-mêmes en personne dans notre quartier tenant en laisse des chiens pissant de joie à l'idée peut-être de se faire un steack de coke. Gamin, tu traverses ces périodes sans troP de soucis sauf quand un grand te claques à la sortie de l'école parce que tu t'es viandé avec son morpion de frangin. La vengeance existait bel et bien.. étalée dans des réunions de fortune aux allures de combat. On choisissait alors nos 'cibles' prenant soin de les analyser jusqu'au terme final; celui de battre le donneur de leçon.

Cartable au dos, chaussures en manque de rajeunissement, nuque recouverte de boucles couleur noisette, je me rendais à cette école disparue aujourd'hui. Je le sais car je m'y suis rendu depuis. Il fallait beaucoup d'adresse pour parcourir tout ce chemin. Mon regard tourné vers mes garrigues que j'avais exploité et qui restaient grandiOses pour moi. D'adresse, tout d'abord celle de ne pas se faire écraser et rentrer en entier au bercail. Mais bien souvent, trop souvent, pas pressé de le faire car là aussi d'autres soucis attendaient ma pomme à la loge. De courage aussi il fallait quand un type cherchait à profiter des minots.. la pédophilie existait bel et bien mais pas aussi diabolisée; le cul ne faisait pas fortune. Je parle pas des soirées d'hiver où tout allait si vite quand tu traversais la route. Les murs de ma cité étaient teintés de béton et là je sais aussi, je sais qu'ils n'ont pas changés de couleur ailleurs. Le béton est solide, comme un Roc.. résistant à toutes les saisons mais froid et sans aucune forme de compréhension de chaleur quand t'es jeTé là-dedans. Le linge étendu aux fenêtres des apparts, les pleurs des bébés, les larmes des chômeurs, les cris d'ivrognes rappelait certainement à l'époque de vrais petits quartiers latins où seules les femmes détenaient d'autres langages étendant leurs culottes sans retenue les seins gorgés de lait.

Mes potos étaient tous des étrangers et j'étais devenu le leur au milieu d'eux, de cette faune locale.. les couleurs étaient mélangées, rien ne laissait croire que nous étions croisés.. seules les couleurs des shorts et bandanas étaient remises en question à l'arrière d'un parking. Une bande errante entre des tours bien élevées, droites et ambitieuses, des routes bîtumées de noires essentiellement graissées aux huiles 15w40 de chez Carouf tout proche de nos occupations. Les étés, comme chaque été, étaient passés au P'Ti Nice ou aux Prophètes.. à se ramasser au bord des rochers.. on y allait à pied.. on savait tous que des 'galettes' se pavanaient dans ces coins paradisiaques de notre ville. Des 'grands' venus d'autres quartiers avec des DonZelles de rêve comme sur les photos des magasines de femmes à poil que l'on trouvaient dans les poubelles, ou que l'un de nous achetait en cachette, se tordant la nuque pour comprendre les clichés. Les grands, on les emmerdait. Le majeur pointé tout en criant le nom de notre quartier.. je sais pas pourquoi mais on se mettait à courrir aussi vite juste après.. les jambes à notre cou et pieds nus. Peut-être qu'en y réfléchissant nous avions juste besoin de nous dégourdir.

Le quartier était devenu une cellule de survie.. une sauvegarde de notre enfance sans support juste des coins de manches pour estomper les larmes de nos visages.. les craintes s'estompaient d'un revers de bras.. un lieu où un architecte avait dit-on eu l'audace de caser des familles sans se soucier des enfants. Les siens certainement mis à l'abri.. je pensais alors, qu'un dessinateur très doué, enfin un peu, avait eu la bonne idée d'imbriquer sur des plans de papier des tours ceinturées de murs et encore de murs. Certainement mieux que lui, en classe de dessin quand les autres ne jouaient pas à la belotte et que la prof se refaisait les lèvres les cuisses écartées chaude comme une porno star, je m'appliquais sur ma planche. Plus-tard, ce même personnage, l'architecte, a certainement rajouté in extremis et souliGné au stylo feuTre pleins de fenêtres si proches les unes des autres que nous, ados, nous nous voyions grandir chacun dans sa salle de bain.

Il y avait du barbelé que nous ne distinguions pas.. un rempart invisible.. les enfants des rues que nous étions devenus étaient tenus à l'écart.. la lèpre n'existait pas ici.. donc oui, il me semble à présent qu'il y avait bien du barbelé clôturant ces espaces réservés, entremêlés d'autoroutes comme pour accompagner nos destins d'enfants. Mais l'architecte avait été bon avec nous, nous distrayant de la sorte en n'oubliant pas la fameuse ligne de chemin de fer appelée sncf. Il devait aimer jouer au p'ti train lui aussi quand il était enfant.. sur une planète différente de la nôtre; l'architecte. Les dimanches midis, les odeurs du quartier mettaient en éveil nos narines.. nous humions des odeurs de dindes grillées que les mamans sortaient des fours.. des trucs à elle changeant l'atmosphère des lieux, un temps. Sans qu'elles s'en rendent compte elles offraient que du Bonheur en parfumant les lieux de tant de douceur. Il émanait aussi, les jours de fêtes, des effluves de couscous dans tous les couloirs des isoloirs.. j'étais de la fête juste avant de faire péter des pétards dans la boite-aux-lettres du gardien dont sa fille ne nous aimait pas.

Parcours de gamins aux mains à peine parsemées de douceur sans parler de blessures, nous n'en parlions pas, nous n'y pensions même pas. De temps en temps, on se faisait suinter les narines à coups de stup. Regardant à gauche et à droite par peur d'être épiés.. le stup, un joint à demi consummé, sale, jauni, que l'on se passait en se brûlant les doigts.. de vrais truands nous étions devenus.. sauf que, quand mon père arrivait dans le coin je n'étais plus celui qui se faisait appeler ' graine de terreur '.. non.. mais plutôt : ' l'est où ce p'ti con de branLeur ' ! ca me faisait chier devant les potos mais le respect était de mise, tu fermais ta gueule. Pas très souvent, mais ca se produisait, nous invitions d'autres étrangers dans notre cité. Histoire de parfaire notre éducation en échangeant nos méthodes d'attaques de train sur cette ligne dressée non loin des clapiers. Nous astiquions alors ces lieux de miséricorde à coup de pelles et de balais trop grand pour nous.. quel plaisir nous ressentions. Celui de repeindre les murs de tags les plus affreux les uns que les autres.. paraît que c'était interdit.. afin de nous montrer entreprenant vis-à-vis du gardien et de nous faire bien voir de sa fille, nous les repeignions de nuit.

De vieilles bagnoles sur les parkings servaient de rendez-vous pour ceux qui maîtriser la langue.. j'en ai vu plus d'un se faire éjecter par la vitre baissée de la caisse et où la pouf sortait en titubant à la John WAYNE. Tordue de rire parce que trop bu ou trop de colle dans ses narines de lolita de 15 ans.. je parle là de la colle à Rustine. Rustine est devenu milliardaire avec ses colles et ses pastilles à colmater les chambres à air des vélos.. sur les boites il était marqué ' unis pour la vie '.. c'est tout con.. Rustine avait compris qu'il fallait s'unir.. c'est pour ca qu'il détenait à lui seul la moitié du quartier.. une sorte de dealer réGlo.. il avait sûrement le sens du commerce en engloutissant les jeunes. Une vraie Pompe à fric. Peut-être sans le savoir, Rustine, dénommé Rustin, ou ses cousins, a brûlé des millions de jeunes.. bizarre.. il n'est jamais venu nous rencontrer dans les quartiers nous qui faisions de la Pub graTos pour sa colle à la boîte verte où il était marqué dessus : ' unis pour la vie '. POur frimer, la 'primavera' Vespa 50, était de mise quand elle n'était pas volée.. tellement rare d'être en règle quand tu nages entre les requins dans ces cités dortoirs.

J'ai revu ce quartier. Toujours les mêmes types de tronches, se faisant truandes au soleil; Zabolicus, croYants au Paradis faisant un deal avec lui. Un peu comme nous à l'époque. Les odeurs ont disparues sauf celles d'un Kebab dans le coin.. rien ne semble avoir changé cependant, j'ai pas retrouvé les arbres maigrichons plantés dans le macadam. Disparus eux-aussi.. trop de coups de caniFs.. d'histoires inscrites à la lame trempée.. trop de cris traversant le bois se perdant en ricochant dans ces ceintures de béton.. pas assez de cran à nos âges pour que les grands saisissent nos vie en se donnant la peine de se pencher.. pour au moins Faire semBlant de déchiffrer.. (touag)
 Posté le 12/02/10 à 12:47
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NE POUR L'ENFER

Il n'était pas né du bon côté Sur son berceau, même pas l'ombre d'une bonne fée Dans ses ascendants, aucun quartier de noblesse En descendant de chez lui c'était un quartier pourri Pas question de faire rimer destin Avec fêtes et festins On accorderait plutôt combien et comment Avec emmerdements No comment


Il savait déjà que sa vie serait pas vraiment une carte postale Le ciel bleu il le voyait parfois à la télé Les vagues il pensait que ça vivait dans un terrain Juste derrière l'usine désaffectée Un palmier, il en achetait des fois à la boulangerie Et le casino il y allait tous les jours Mais les seules machines à sous C'étaient la caisse à Caro Et celle à Didine Et personne ferait sauter la banque


Dans son coin, un marginal C'est un gars qui travaille Heureusement les rues en sont pas trop infestées Sur le coup des onze heures le quartier s'anime Quand Momo tire sur tout ce qui bouge à la carabine


C'est un petit coin tranquille où il se passe jamais rien Tout le monde se connait Et se regarde en chien de faïence On se croirait dans une salle d'attente En permanence Le jour du marché Il y a toujours de l'affluence


La vie lui réserve des surprises Dommage que ça soit toujours des mauvaises Et pourtant il est revenu de tout, il est blasé La liberté pour lui c'est pas de la philosophie C'est quand il abandonne Ce qu'il appelle sa résidence secondaire Qui a tendance à se transformer en pied-à-terre


C'est pas l'hosto pourtant il y fait de longs séjours Avec un peu de chance il y finira ses jours Près de ses amis, de sa famille Logé gracieusement Par notre belle administration pénitentiaire A l'abri des retards de loyers Et des soucis ordinaires


Voyez comme la vie est bien faite Chaque fois qu'on le libère, il croit qu'on l'enferme Il n'a qu'une hâte c'est de rejoindre son cocon Celui qu'il s'est tissé à force de faire le con Et dont on ne sort pas en se transformant en papillon Car il vous laisse dans votre bel état de larve Fragile, pas finie, qu'on se dépèche d'écraser En prenant ses jambes à son cou Pour éviter son odeur nauséabonde Celle qui s'exhale de l'enfer Où sont échoués ceux qui ne savent pas y faire Bienvenue en enfer...


merci à toi amazone ....... une pure merveille de la vie, cette vie simple avec ses gens vrais... ((amitiées.. (touag)
 Posté le 11/02/10 à 17:30
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